
Est considéré comme pathologique, une attitude, un comportement, une pensée ou un sentiment, entrainant une souffrance psychique pour soi et/ou son entourage à plus ou moins long terme. L'individu serait alors dans l'incapacité de trouver facilement des ajustements ou des aménagements lui permettant de se réaliser quotidiennement.
Il existe un continuum entre le "sain" et le "pathologique", c'est pourquoi quelle que que soit la nature du sentiment éprouvé, du comportement ou de la pensée, il faut s'interroger sur les effets de ces derniers sur le fonctionnement de l'individu. Il convient également d'en déterminer la nature, l'intensité et la souffrance occasionnée avant de les envisager sous le prisme de la pathologie.
Les modes d'intervention //
Faire de la psychologie clinique signifie pour Lagache (1949) "envisager la conduite problématique dans sa perspective propre, relever aussi fidèlement que possible la manière d'être et d'agir d'un être humain concret et complet aux prises avec cette situation; chercher à en établir le sens, la structure et la genèse, déceler les conflits qui la motivent et les démarches qui tendent à résoudre ces conflits"
Il s'agit donc d'écouter avec bienveillance le patient afin de l'aider à déterminer les origines d'un conflit, d'évaluer les possibilités dont il dispose pour le résoudre et l'aider à les mettre en place.
Les différents modes d'intervention proposés sont des outils permettant de conduire le patient à atteindre un niveau de résolution de ses problèmes de manière efficace.
L'être humain, étant au coeur de la pratique de la psychologie clinique, il est nécessaire d'adapter à chacun la prise en charge afin qu'elle soit la plus bénéfique possible.
D'un point de vue physiologique, l'être humain hérite d'un certain nombre de caractéristiques de ses ascendants. Physiquement, cela n'est plus à prouver.
Mais qu'en est-il des expériences, de certains traumatismes non résolus?
De nombreuses études tendent à démontrer qu'un évènement traumatisant ou non est susceptible d'apparaitre à plusieurs niveaux générationnels au sein d'une même famille, entrainant des difficultés croissantes dans sa résolution.
La thérapie transgénérationnelle vise à déméler des histoires familiales, bien souvent peu ou pas connues du patient lui-même, permettant une prise de conscience de cette répétition infinie qui emprisonne l'individu et ce, de manière inconsciente.
Un système est un ensemble fonctionnant sur la base d'un certain équilibre, répondant à ses propres lois.
Le système familial fonctionne également sur ce principe et tend en permanance à maintenir une certaine homéostasie.
Les individus qui la composent réagissent les uns en fonction des autres et, puisque nous ne vivons jamais seul, il est important de connaitre le système afin d'en déterminer les rôles et de rétablir un équilibre sain où chacun y trouve sa place.
La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) se centre sur le symptôme et a pour but sa disparition en rétablissant des processus mentaux (cognition) valides.
Il a été démontré que des représentations erronées que pouvaient avoir l'individu sur un certain nombre d'éléments étaient à l'origine de comportements pathologiques.
En effet, une représentation erronée entraine un traitement de l'information inadaptée, c'est pourquoi ce type de thérapie a pour objectif de décomposer les différentes phases de traitement de l'information afin d'en extraire la "fausse croyance" pour enfin rétablir un schéma sain et de ce fait, annuler le comportement inadéquat et pathologique.
Le biofeedback et le neurofeedback sont deux techniques permettant au patient d'exercer un contrôle sur ses propres fonctions physiologiques.
Il s'agit, pour le patient, de prendre conscience de sa propre activité physiologique. Cette dernière est enregistrée à l'aide de capteurs afin d'en informer en retour le cerveau grâce à un "feedback" visuel et/ou auditif. Le patient apprend alors à corriger lui même son fonctionnement dans le but de retrouver stabilité et équilibre.
L'analyse a pour but la connaissance de soi. Il s'agit alors d'aider le patient à prendre en compte et à comprendre les manifestations de son psychisme afin qu'il puisse avoir pleine conscience de ses possibilités mais également de ses limites.
Cette démarche a pour but de tenter de résoudre les conflits psychiques anciens et actuels mais également d'améliorer la reconnaissance ainsi que la résolution des difficultés à venir.
Le psychologue a alors pour fonction d'aider l'individu à recourir à ses propres ressources internes et de ce fait, à aider le patient à faire face aux difficultés susceptibles d'entraver son bien-être.